Back to school.

Back to school.
Si un jour, étant minot, je m'étais vu lors d'une sorte de vision quelconque en train de m'éclater dans la cour de mon école, monté sur une planche à roulette, je n'y aurais certainement pas cru.

Et pourtant, c'est arrivé. C'est fou ce que l'on peut changer grâce au skate. On voit chaque endroit différemment, chaque place, chaque rue, chaque cour n'est plus la même. Notre vision du mobilier urbain est changée, bouleversée à tout jamais.

Dans un de ces jours du mois de Mai normand, pour le moins venteux, la furieuse envie d'aller skater me prit, avec la même spontanéité qu'un voleur qui rafle son butin.
Je me suis donc décidé à bouger un peu, malgré les assauts répétitifs des bourrasques qui venaient s'écraser contre mes vêtements, m'emportant dans leur course vertigineuse.

En parcourant tranquillement mon quartier, je me suis décidé à aller skater ma fameuse école primaire...

Ce ne fut que du bonheur. Les nuages gris s'effacèrent au profit d'un agréable azur, mais le vent ne cessa pas de souffler. Tant pis. Je pousse mon skate avec acharnement, contre le vent, contre la nature. J'enchaîne les tricks, les powerslides dans tous les sens possibles et imaginables... Je fonce à travers la cour, poussé par l'éternel et indomptable vent. Moi aussi, je suis indomptable. Aussi indomptable et libre que le vent. Je pousse, dérape, traverse le terrain de jeux, saute, dérape encore pour m'étaler sur le goudron. Une pause. Les bras en croix, je sens le vent déferler sur mon visage, balloter mes cheveux. Je rouvre les yeux. Plus décidé que jamais, je pousse, encore et encore, faisant face à ce Dieu de la Grèce Antique. Je m'amuse, je ris, parce que je suis content d'être là, de skater, de prendre du plaisir sur mon bout de bois. C'est ça le skate.
Je finis par descendre la pente, le vent dans le dos, cruisant à travers la cour, faisant des hippie jumps par-dessus les bancs. Ces mêmes bancs sur lesquels je m'asseyais quelques années auparavant, à milles lieues de m'imaginer que je reviendrais ici pour une toute autre raison que celle qui me poussait alors à aller dans ce bâtiment synonyme d'ennui et de désintérêt total pour moi.
Poussé par le vent, je roule sans cesse, sans arrêt. Je saute, pousse, mes jambes vibrent, mon corps s'élève dans les airs puis retombe doucement. Je passe un temps infini à rouler pour le simple plaisir de rouler, à rire parce que je m'amuse, oui je m'amuse. Rien qu'en roulant. J'aime le skate.


Photo : la fenêtre de mon bureau, ce jour venteux qu'est le 20 Mai 2006.
Soundtrack : Old Canes - Face It

# Posté le samedi 20 mai 2006 13:48

Modifié le vendredi 01 septembre 2006 15:59

Contests ? A quoi ça rime ? ...

Contests ? A quoi ça rime ? ...
Avez-vous déjà eu l'envie de faire un contest, ou en avez-vous déjà fait un ?

Si oui, vous savez sûrement pourquoi. Pour vous faire plaisir, passer une bonne journée entre potes ? Vous mesurer aux autres ? Leur montrer que sur votre planche vous retournez chaque module du skatepark local un à un ?

Avez-vous déjà été étonné par les résultats d'un contest ? "Mais putain, le second était bien meilleur que le premier !"
A chaque contest, certains le sont. Majorité ou minorité, ils le sont.

Parce que le jury se permet de juger le "style" des skaters. Au bout d'un moment, à force de faire un trick, tu le fais à ta manière, à ta façon, pas pareil que ton pote, pas pareil que le skater que tu as rencontré hier... Mais pas mieux, ou moins bien. Tu as ta façon à toi, ils ont la leur.

Certains préfèrent le style de certaines personnes à celui d'autres personnes. C'est comme ça. Alors pourquoi juger, puisque personne n'est jamais d'accord, puisque personne ne pense la même chose ? Nous basons-nous sur des critères objectifs ? Non.
C'est juste de la discrimination. J'aime le style de celui-là, je vais mieux le classer que l'autre parce que son style est franchement bidon, il a pas la classe (spéciale dédicasse à Joseph Biais)... L'autre juge fera peut-être le contraire.

Les tricks ne sont même pas un critère permettant de dire que quelqu'un est "plus fort" qu'un autre. D'abord, il faudrait que chacun sorte tous ses tricks (personnellement j'aurais peur d'en oublier...). Je préfère quelqu'un qui maîtrise bien sa planche même s'il envoie peu de tricks à quelqu'un qui envoie tout et n'importe quoi en replaquant ultra sketchy... Certains peut-être le contraire.
Il n'y a pas de niveau. Il n'y a pas de plus fort ou de moins fort. Il n'y a que des skaters.

Pour établir un niveau, un classement, une classification comme certains se le permettent lors des contests, il faut se baser sur des critères objectifs. Or, il n'y en a pas. Ni le style, ni les tricks, ni quoi que ce soit. Je ne suis pas plus fort que toi, tu n'es pas plus fort que moi. Nous sommes juste différents.

Les contests n'ont pas lieu d'être. Les events, les grosses sessions collectives, les runs chacun son tour si ça vous fait plaisir, oui... Mais pas les classements.
Nous ne sommes pas objectifs, c'est comme ça.



Photo : Le V7 Teenage Tour 2005... Les gagnants étaient-ils meilleurs que les autres, ou juste différents ? ...

# Posté le lundi 15 mai 2006 12:36

Une personne exceptionelle.

Une personne exceptionelle.
Aujourd'hui je vais changer de la routine habituelle, avec un article pas comme les autres.
Non... Vous allez être déçus, c'est du skate... Ce qui n'empêchera pas cet article de ne pas être comme les autres, tout comme la personne à laquelle il fait référence.

Comme vous vous en doutez, j'ai rencontré cette personne grâce au skate.
C'est que je lui en dois des choses... Je lui dois la plupart de ce qui me rend heureux aujourd'hui, en somme.

Cette personne est très impliquée dans ce qu'elle fait, toujours prête à défendre sa plus grande passion : le skate bien sûr. Cette personne est géniale par le fait qu'elle a une naturelle capacité à réagir et a réfléchir très rapidement, une capacité d'analyse plutôt impressionante, et surtout elle est toujours à l'écoute... Il y a tellement de choses à dire que je ne sais pas comment m'exprimer... Elle sait apprécier le monde, la vie sous toutes ses formes... En somme elle est tout ce que j'aime. C'est le meilleur moyen de décrire cette personne sans écrire un paragraphe extensible à l'infini.

Que dire de plus... Cette personne je ne l'aurais jamais connu sans le skate, j'aurais perdu quelque chose... D'ailleurs, vous avez sûrement connu énormément de personnes géniales vous aussi grâce au skate, mais si vous n'avez pas la chance de connaître cette personne-là vous n'aurez pas la chance que j'ai aujourd'hui.

En tous les cas, nous pouvons dire MERCI à notre chère planche pour toutes ces fabuleuses rencontres et ces merveilleux moments passés et à passer... Je pense que nous sommes tous d'accord là-dessus.

Merci à toi skateboard pour m'avoir fait connaître tant de personnes exceptionnelles (je vais me permettre de citer des noms ou plutôt des pseudonymes : metalshin, MRCK, Cyclomancer, Alioch, Pierre, NaTas, Sonic en somme toute la clique de "Ouais l'caume tout Aile"...Vous aurez compris de quoi je veux parler. Jim-1 aussi particulièrement ne changes pas mec, mes potes de skate que je vois tous les jours bien sûr, et tellement d'autres personnes que j'ai peur d'oublier...) et surtout de m'avoir fait connaître cette personne-là...

Et surtout merci à toi pour tout...

Tous les jours je remercie intérieurement le génial (ou les géniaux) inventeur(s) du skateboard... Quelle bonne idée ils ont eu là... N'est ce pas ?

Mais j'y pense, tu ne t'es peut-être pas reconnue, toi, la personne concernée particulièrement par cet article... Si je te dis California in 5 years ? ...




J'en profite pour passer un coup de pub : No Place, une association de skate (évidemment) sur Lagny (77) qui s'investit à 100% pour le skate... Soutenez No Place, soutenez le skate. Ce blog mérite toute votre attention. Quant à vous, les No Place, ne vous arrêtez jamais !




Photo : moi se préparant à catcher un no-comply 3-6 flip (un peu moche d'ailleurs mais quoi de mieux que faire un trick aussi bon avec les cheveux dans le vent...)
Pour répondre à d'éventuelles questions : OUI il faut être concentré comme vous pouvez le voir sur la photo...

# Posté le mercredi 03 mai 2006 15:04

---> Soundtrack <--- MINOR THREAT

---> Soundtrack <--- MINOR THREAT
Génial n'est pas un mot assez puissant pour évoquer l'oeuvre de Minor Threat. Exceptionnel ? Sûrement.

Le groupe se forme en 1980 dans un lycée de Washington quand 4 potes décident de créer un groupe de punk. Minor Threat est alors composé de Ian Mc Kaye au chant, de Lyle Preslar à la guitare, de Brian Baker à la basse et enfin de Jeff Nelson à la batterie.
Ian, le leader emblématique du groupe compose des chansons très engagées, et chacune des lyrics du groupe sera marquée de l'emprunte "Minor Threat", inimitable. Les paroles sont explicites et engagées, le son violent et précis, la voix est à couper le souffle, voilà l'emprunte Minor Threat.

Ce même leader aura d'ailleurs créé une véritable philosophie de vie, le Straight-Edge. Le raisonnement pricipal de cette philsophie étant de ne pas perdre le contact avec les réalités de la vie par aucun moyen. Une chanson sera d'ailleurs nommée Straight-Edge, et qui marque bien cette philosophie.
Le Straight-Edge, est devenu un phénomène, puis un réel mouvement, ce à quoi Ian Mc Kaye ne s'était évidemment pas attendu et surtout qu'il pas voulu.
D'ailleurs, le groupe n'a pas vécu longtemps, car c'est en 1983 que Minor Threat éclate, laissant derrière lui un vide. Depuis, énormément de groupes se disent inspirés par Minor Threat ou suivant le mouvement Straight-Edge.

Quoiqu'il en soit, s'il existe un groupe intelligent et engagé sur cette Terre, c'est bien Minor Threat. La philosophie Straight-Edge est présente sur toutes les chansons, traitant du problème des drogues ("Filler", "In my eyes"), de la boisson ("Bottle violence"), de l'égo ("Small man, big mouth", "Steppin' stone", "Cashing in") et de la société en général ("Out of step","Look back and laugh", "Screaming at wall"). Minor Threat ne se prend pas pour un donneur de leçon ou pour un modèle à suivre, il développe juste son point de vue.

En tous les cas, Minor Threat reste un groupe mythique et inimitable. Unique. Exceptionnel. Extraordinaire...
Foncez en écouter !

# Posté le dimanche 30 avril 2006 14:07

Modifié le mardi 26 juin 2007 01:53

Généralités ? Vous avez dit généralités ?

Si vous lisez le blog dans son intégralité, vous remarquerez qu'un mot revient souvent : généralités. Vous avez peut-être remarqué que je me bas contre ces généralités, et si c'est le cas je vous répondrai que vous êtes un fin observateur. Mais avant de se battre contre un ennemi, la meilleure chose à faire c'est de connaître son ennemi. Cet ennemi, vous le conaissez tous, car nous sommes tous victimes ou employeurs voire créateurs de généralités. Alors c'est aujourd'hui que je me pose la question : pourquoi les généralités existent-elles ?

Les généralités sont omniprésentes. Tellement présentes qu'on ne les voit plus. Tellement présentes qu'on les utilise, qu'on fait recours à elles.
Pourquoi faire recours à des généralités ?
Le principal usage de la généralité est - de mon point de vue - de pouvoir se conforter dans l'image des gens, ne pas bousculer tout son petit monde, la bulle qu'on s'est créé et qui nous entoure depuis bien longtemps sans que l'on s'en rende compte.
La société de consommation dans laquelle nous vivons nous pousse à être pareils, s'habiller pareil, n'aimer qu'un type de pensée, d'idées, d'habillement voire d'apparence physique, si bien que l'on rejette tout ce qui n'est pas conforme à la vision de cette société.
On commence à faire des généralités sur un groupe de personnes, un peuple, ou sur beaucoup d'autres choses simplement pour ne pas bousculer notre vision restreinte du monde. Il nous plaît de faire des généralités. L'humain aime ça. Tout simplement car en faisant des généralités, il n'a pas à se confronter aux autres personnes, qu'il juge hâtivement, permettant ainsi à sa personne de se bloquer sur un certain type de personnes qu'il juge inintéressant.

La généralité aide. Elle aide les plus faibles, qui ont tout simplement peur de connaître les autres au fond, pas en personne physique, mais en tant que personne morale.
Il ne devrait y avoir aucune généralité, si tout le monde était capable de se faire sa propre idée sur chaque personne individuellement, sans la regrouper dans une catégorie, lui donnant ainsi une étiquette. Nous devrions connaître chaque personne séparément, sans établir de lien avec les autres, de quelque manière que ce soit (origines, nationalité, façon de s'habiller, façon de penser, etc.) c'est pourquoi je vous encourage à vous faire votre propre idée de lui, d'elle, de nous, d'eux, que vous aimiez leur style ou non. Chacun est différent, ce que beaucoup semblent avoir oublié.

Nous sommes tous différents, nous devrions donc tous avoir une appréciation différente de chaque personne. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, et je me bas pour que ce le soit. Nous y gagnerions tellement... Ce serait un épanouissement considérable, une ouverture d'esprit totale dans ce monde si fermé.

Ouvrez votre esprit aux autres, sans vous contenter de leur image. Vous y gagnerez grandement, cela vous aidera un jour ou l'autre c'est sûr, car chaque conaissance est enrichissante.





- A propos des généralités en fonction du style vestimentaire, je pense ce qui suit : un bon vêtement est un vêtement auquel on ne songe pas. La première utilisé du vêtement est de protéger le corps des fonctions climatiques. Il n'y a aucune généralité à faire quant aux vêtements. Chacun est libre de choisir les siens, selon ses goûts et ses préférences. On ne devrait même pas accorder d'importance aux vêtements des gens. On devrait juste regarder une personne comme elle est, intérieurement ou extérieurement, quelque soit le vêtement qu'elle porte.

(Merci à Cyclomancer pour m'avoir poussé à réfléchir sur le sujet)




Photo : Vous n'avez pas vu de photo ? Cherchez bien... Allez-y, cherchez encore... Vous y êtes ! Il n'y en a pas.

# Posté le dimanche 30 avril 2006 07:07